Paroles
Le givre dessine des vitraux sur la vitre
Chaque cristal, une étoile offerte au silence
L’hiver s’avance, vêtu d’ivoire et d’azur
Il parle au cœur avec une voix immense
Les arbres nus récitent leurs prières
À la lumière pâle du matin gelé
Le vent, poète aux lèvres familières
Souffle des vers que l’âme veut chanter
Ô douce saison des pensées profondes
Où l’âme se penche et le monde s’inonde…
Bienvenue, couronne blanche de l’année
Toi qui parfumes le silence d’éternité
Tu dresses des palais dans les bois endormis
Et fais du froid un poème infini
La neige tombe, sœur lente du temps
Elle caresse les toits, sans bruit, doucement
Et chaque flocon, comme un mot suspendu
Écrit l’hiver en langue inconnue
Sous la glace dort un monde lumineux
Un rêve d’eau, un battement précieux
Même la nuit porte un manteau d’étoiles
Et le givre sur l’âme devient toile !
Bienvenue, couronne blanche de l’année
Toi qui parfumes le silence d’éternité
Tu dresses des palais dans les bois endormis
Et fais du froid un poème infini
L’hiver n’est point la mort mais l’attente
Une promesse nue, pure et vibrante…
(Ahhh… le silence chante…)

Extrait de l’album Euphorie rurale.


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