Paroles
Le vent racle l’horizon
Une note suspend le temps
Le ciel est un couvercle noir
Sur l’esprit qui se tord ce soir
La neige tombe comme un remords
Sur le silence des amours morts
Tout est glace, tout est vitrail
Le froid s’infiltre dans chaque faille
Je suis le roi d’un pays blanc
Où le soleil se vide en sang
L’ennui me prend
Le temps se pend
C’est la tempête, c’est l’avalanche
Qui rend la terre si pure et blanche
J’oublie mon nom, j’oublie ma peine
Dans cette poudre souveraine
C’est la tempête, c’est l’absolu
Un paradis que j’ai perdu
Ensevelis-moi sous le froid
Pour que je ne sois plus que toi
Les flocons sont des papillons
Sans mémoire ni direction
Ils cousent un linceul de satin
Pour effacer le lendemain
Rien ne bouge, rien ne respire
C’est la beauté du pire
Un désert taillé dans le diamant
Où se figent tous les amants
C’est la tempête, c’est l’avalanche
Qui rend la terre si pure et blanche
J’oublie mon nom, j’oublie ma peine
Dans cette poudre souveraine
C’est la tempête, c’est l’absolu
Un paradis que j’ai perdu
Une voix sans mots traverse l’air
Me coupe en deux, me laisse à terre
Chaque note ouvre une blessure
Qui brûle encore sous la neige pure
C’est la tempête, c’est l’avalanche
Qui rend la terre si pure et blanche
J’oublie mon nom, j’oublie ma peine
Dans cette poudre souveraine
Plus que toi
Dans le froid

Extrait de l’album Euphorie rurale.


Discussion des membres